Transport prescrit

Taxi conventionné à Lille

Taxi Lille Connect est une entreprise de taxi conventionnée par l’Assurance Maladie. Un transport prescrit par votre médecin peut donc, dans les situations listées par l’Assurance Maladie, ouvrir droit à une prise en charge, là où un taxi non conventionné n’en ouvre aucune. Cette page explique le cadre et les documents à réunir ; pour votre situation personnelle, votre médecin et votre caisse restent les seuls interlocuteurs.

Ce qu’est un taxi conventionné

Un taxi conventionné n’est pas un véhicule particulier : c’est une entreprise de taxi qui a signé une convention avec l’Assurance Maladie. Le code de la sécurité sociale en fait la condition même du remboursement : « Les frais d’un transport effectué par une entreprise de taxi ne peuvent donner lieu à remboursement que si cette entreprise a préalablement conclu une convention avec un organisme local d’assurance maladie » (article L322-5). L’Assurance Maladie le dit dans l’autre sens à l’attention des assurés : « si vous utilisez un taxi non conventionné, le coût de votre déplacement ne sera pas remboursé par l’Assurance Maladie et restera intégralement à votre charge » (ameli).

Taxi Lille Connect est conventionné, et détient par ailleurs une autorisation de stationnement, sous le numéro TAXI LILLE 184. Vous n’avez pas à nous croire sur parole. Le premier repère est visuel : « Vous pouvez également repérer le logo bleu « Taxi conventionné – Organismes d’assurance maladie » qui figure sur la vitre arrière droite du taxi conventionné » — son apposition est une obligation inscrite à l’article 4.1 de la convention-cadre nationale approuvée par l’arrêté du 29 juillet 2025, publiée au Journal officiel le 8 août 2025. Le second ne dépend pas de nous : pour les taxis, l’Assurance Maladie renvoie les assurés vers leur caisse, via le compte ameli, via son chatbot auquel il suffit de demander « Je cherche un taxi conventionné », ou par téléphone au 3646.

Le conventionnement a une seconde conséquence, qui vous protège : « L’entreprise de taxi conventionnée ne peut facturer, pour un transport de patient, que les frais définis dans la convention conclue entre les entreprises de taxi et l’organisme local d’assurance maladie. » Le prix d’un transport prescrit ne se négocie donc pas, et il ne se lit pas davantage sur le barème préfectoral qui encadre nos courses ordinaires.

Taxi conventionné, VSL, ambulance : trois choses différentes

Les trois mots voyagent ensemble et recouvrent trois métiers distincts. Le service public pose la distinction ainsi : « Le VSL ne doit pas être confondu avec le taxi conventionné. Le VSL effectue uniquement des transports sanitaires, alors que le taxi conventionné effectue du transport sanitaire en plus du transport classique » (entreprendre.service-public.gouv.fr). La frontière administrative est nette : l’ARS Hauts-de-France indique que « Toute personne physique ou morale effectuant des transports sanitaires doit être titulaire d’un agrément délivré par l’ARS », et que « Les taxis conventionnés ne sont pas concernés par cette procédure et relèvent de la compétence des services préfectoraux et de ceux de l’assurance maladie ».

Ce que cela change pour vous tient en une phrase : vous montez dans un taxi. Nous sommes une entreprise de taxi et non une société de transport sanitaire ; nous ne détenons pas d’agrément ARS et n’avons pas à en détenir. Le véhicule n’est pas un véhicule sanitaire, le chauffeur ne dispense aucun soin et n’assure aucune surveillance. L’Assurance Maladie réserve l’ambulance aux transports qui imposent une position allongée ou semi-assise, une surveillance par une personne qualifiée, l’administration d’oxygène, un brancardage ou des conditions d’asepsie.

Le choix entre ces modes ne vous appartient pas plus qu’à nous. La prescription « précise le mode de transport le plus adapté à l’état du patient et si cet état est incompatible avec un transport partagé, compris comme véhiculant ensemble au moins deux patients ». C’est votre médecin qui détermine le mode ; nous exécutons le transport lorsque le taxi est celui qu’il a retenu.

La prescription, et ce que vous devez avoir avec vous

Rien ne se rembourse sans document. L’Assurance Maladie demande : « soit avoir une prescription médicale de votre médecin ; soit avoir une convocation (du service médical de l’Assurance Maladie, d’un médecin expert, d’un fournisseur d’appareillage etc.) ». Le formulaire de prescription médicale de transport que votre médecin vous remet reste valable un an — service-public.fr écrit : « Cette prescription est valable 1 an » (fiche F2951). Deux limites méritent d’être connues avant le départ : en dehors des situations listées par l’Assurance Maladie, « les transports ne sont pas du tout pris en charge par l’Assurance Maladie, même s’ils sont prescrits par un médecin » ; et « Pour être remboursé, vous devez respecter le mode de transport prescrit sauf si vous avez recours à un mode de transport moins onéreux ».

Le jour du trajet, ayez sur vous la prescription ou la convocation, ainsi que votre carte Vitale à jour. Selon votre situation s’y ajoutent, d’après l’Assurance Maladie, l’attestation de droits à la Complémentaire santé solidaire, l’attestation d’admission à l’AME, ou la feuille d’accident du travail ou de maladie professionnelle. À l’arrivée, une signature vous sera demandée : vous certifiez ainsi que le transport a bien été réalisé.

Certains trajets exigent un feu vert préalable. L’Assurance Maladie cite les « transports de longue distance de plus de 150 km aller » et « au moins 4 transports de plus de 50 km aller, sur une période de deux mois », parmi d’autres cas qu’elle énumère. La règle de délai est stricte : « vous devez transmettre la demande d’accord préalable et attendre le délai de 15 jours avant de prendre un transport », étant entendu que « l’absence de réponse sous 15 jours vaut accord ». Si votre trajet peut relever de ces cas, engagez la démarche bien avant la date des soins et prévenez-nous tôt.

Ce qui est pris en charge, et ce qui reste à votre charge

Nous ne fixons ni le tarif ni le taux, et nous ne publions aucun montant de course sur cette page : un chiffre partiel, lu par quelqu’un qui compte son budget, serait un chiffre faux. Selon l’Assurance Maladie, les frais de transport pris en charge sont « en règle générale remboursés à 55 % sur la base des tarifs conventionnels » pour un taxi conventionné, un VSL ou une ambulance conventionnés ; la même page énumère par ailleurs des situations dans lesquelles la prise en charge est de 100 %. Nous ne reproduisons pas cette liste ici, pour ne pas la tronquer : lisez-la sur ameli, ou faites-la vous confirmer par votre caisse. L’Assurance Maladie prévient d’ailleurs qu’« Être en ALD ne signifie pas que vos frais de transport sont systématiquement pris en charge » (ameli).

À cela s’ajoute la franchise médicale, que l’Assurance Maladie chiffre ainsi : « Le montant de la franchise médicale est de 4 € par transport (1 aller/retour = 2 franchises = 8 €) », « Le plafond journalier est fixé à 8 euros par jour et par transporteur pour un même patient », et « Le montant de la franchise médicale est plafonné à 50 € par personne chaque année civile » — ce dernier plafond valant pour l’ensemble des franchises, et non pour les seuls transports. Elle concerne « les transports en taxi conventionné, en véhicule sanitaire léger (VSL) et en ambulance », et ne concerne « ni les transports en véhicule personnel, ni les transports en commun, ni les transports d’urgence (appel du Samu centre 15) » (ameli). La même page ajoute que « Dans la quasi-totalité des cas, les complémentaires ne prévoient pas la prise en charge des franchises ».

Le reste — le ticket modérateur, que l’Assurance Maladie chiffre à 45 % pour les transports — peut être couvert par votre mutuelle, mais seulement « si le contrat que vous avez choisi le prévoit ». Quant au tiers payant, l’Assurance Maladie le rend obligatoire dans les situations qu’elle énumère : Complémentaire santé solidaire, AME, accident du travail ou maladie professionnelle, affection de longue durée ou assurance maternité, soins liés à un acte de terrorisme — sous réserve de présenter les justificatifs correspondants. Signalez-nous votre situation au moment de la réservation et apportez vos pièces ; ce qui sera effectivement dispensé d’avance dépend de vos droits, que seule votre caisse peut confirmer.

Dialyse, oncologie, consultations, sortie d’hospitalisation

Les trajets pour lesquels on appelle un taxi conventionné sont, le plus souvent, planifiés et répétitifs. L’Assurance Maladie applique des règles de transport partagé aux soins itératifs, dont elle donne la liste : traitements médicamenteux systémiques du cancer, séances de radiothérapie, séances de dialyse, soins de réadaptation, et les séances, traitements ou soins réalisés dans le cadre d’une hospitalisation de jour. Nous conduisons aussi vers des consultations et au retour d’une hospitalisation. Savoir si un trajet donné ouvre droit à une prise en charge ne se déduit jamais de sa destination : cela dépend de la prescription et des situations listées par l’Assurance Maladie, que votre caisse est seule à pouvoir appliquer à votre dossier.

Le transport partagé consiste à véhiculer ensemble au moins deux patients. C’est la prescription qui indique si votre état est incompatible avec ce mode de transport ; ce n’est ni notre appréciation ni la vôtre. Si vous refusez un transport partagé alors que votre prescription ne l’écarte pas, les conséquences sont financières : selon l’Assurance Maladie vous perdez le bénéfice du tiers payant et devez faire l’avance de la totalité des frais, et le code de la sécurité sociale prévoit en outre l’application, au prix facturé, d’un « coefficient de minoration » lors du remboursement. Toujours selon l’Assurance Maladie, « Les patients bénéficiant de la Complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale d’État (AME) ne sont pas concernés par cette mesure ». Avant de refuser, posez la question au 3646 ou depuis votre compte ameli.

Les établissements de la métropole où nous conduisons

À Lille, nous desservons le Centre Hospitalier Universitaire de Lille et ses sites — l’Hôpital Claude Huriez, l’Hôpital Roger Salengro, l’Hôpital Jeanne de Flandre, l’Hôpital Albert Calmette, l’Hôpital Pierre Swynghedauw, l’Hôpital Fontan et l’Institut Cœur Poumon —, le Centre Oscar Lambret, l’Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, ainsi que les hôpitaux privés La Louvière et Le Bois. L’Hôpital Saint-Philibert se trouve à Lomme, commune associée de Lille : c’est pourquoi il apparaît parfois sous une adresse lilloise. Reprenez le nom du site et de la commune tels qu’ils figurent sur votre convocation, et donnez-nous aussi le service : plusieurs de ces établissements ont plusieurs entrées.

Au-delà de Lille, nous conduisons vers le Centre Hospitalier de Roubaix — Hôpital Victor Provo, Maternité de Beaumont, Centre Barbieux, Centre Julien Lagache —, le Centre Hospitalier de Tourcoing et la Clinique du Val de Lys, le Centre Hospitalier de Wattrelos, le Centre Hospitalier Intercommunal de Wasquehal, le Groupe Hospitalier Seclin Carvin — site de Seclin —, le Groupe Hospitalier Loos Haubourdin, le Centre Hospitalier d’Armentières, l’EPSM Lille-Métropole à Armentières et l’EPSM de l’Agglomération Lilloise à Saint-André-lez-Lille, le Centre L’Espoir à Hellemmes, l’Hôpital privé de Villeneuve-d’Ascq et le SMR Pédiatrique Marc Sautelet dans la même commune, ainsi que les unités de dialyse Santélys de Faches-Thumesnil, Lambersart, Lille, Loos et Mons-en-Barœul. Un nom prête à confusion : la Clinique Lille Sud est à Lesquin, et non à Lille — vérifiez la commune inscrite sur votre courrier.

Une précision qui a son importance : nous n’avons ni convention, ni accord, ni référencement avec aucun de ces établissements, ni avec aucune mutuelle. Nous y conduisons, rien de plus. La convention qui fait de nous un taxi conventionné est signée avec l’Assurance Maladie, pas avec un hôpital. Le choix du transporteur vous revient entièrement, et la convention-cadre nationale le rappelle en toutes lettres : « Les assurés sociaux ont le libre-choix entre toutes les entreprises de transport assis professionnalisé », et l’entreprise de taxi « s’engage à ne pas faire pression sur les patients par quelque moyen que ce soit ». Les communes que nous desservons sont détaillées sur notre page métropole lilloise.

Réserver, et ce qui n’est pas de notre ressort

La réservation se fait par téléphone au 07 72 10 42 70, sur WhatsApp au même numéro, par courriel à bonjour@taxililleconnect.com, ou depuis la page réservation. Donnez-nous l’heure du rendez-vous de soins plutôt que l’heure à laquelle vous souhaitez partir, l’établissement et le service, l’adresse exacte de départ, l’existence ou non d’un retour, et la présence éventuelle d’une personne qui vous accompagne. Pour une série de séances, une seule prise de contact suffit à caler l’ensemble des dates.

Nous circulons 24h/24 et 7j/7, dimanches et jours fériés compris : une dialyse au petit matin, une sortie tardive, un rendez-vous un jour férié ne posent pas de difficulté d’organisation. Le règlement s’effectue en espèces ou par carte, et la facture est remise sur demande. Nos véhicules sont électriques. Le départ se fait du 135 Rue Solférino à Lille, vers la métropole et le reste des Hauts-de-France ; ce qui roule encore aux heures creuses est décrit sur notre page taxi de nuit. Le barème affiché sur la page tarifs concerne les courses ordinaires : un transport prescrit relève, lui, des frais définis par la convention.

Reste ce que cette page ne peut pas faire. Un transport conventionné se prépare, il ne remplace pas un secours : en cas d’urgence médicale, composez le 15, ou le 112. Et nous ne pouvons ni interpréter votre prescription, ni vous dire quel mode de transport vous convient, ni vous garantir qu’un trajet sera remboursé. Votre médecin détermine le mode ; votre caisse d’assurance maladie, joignable au 3646 ou depuis votre compte ameli, statue sur vos droits.

Questions fréquentes

Oui. Taxi Lille Connect est une entreprise de taxi titulaire d’une autorisation de stationnement, sous le numéro TAXI LILLE 184, et conventionnée par l’Assurance Maladie. Le repère matériel est le logo bleu apposé sur la vitre arrière droite du véhicule, dont la convention-cadre nationale fait une obligation. Pour une vérification qui ne dépende pas de nous, l’Assurance Maladie renvoie les assurés, s’agissant des taxis, vers leur propre caisse : compte ameli, chatbot, ou 3646. C’est la démarche à faire pour n’importe quel transporteur, y compris nous.

Le service public la formule ainsi : « Le VSL ne doit pas être confondu avec le taxi conventionné. Le VSL effectue uniquement des transports sanitaires, alors que le taxi conventionné effectue du transport sanitaire en plus du transport classique. » Le VSL et l’ambulance relèvent d’un agrément délivré par l’ARS ; les taxis conventionnés, précise l’ARS Hauts-de-France, ne sont pas concernés par cette procédure. Concrètement, vous montez dans un taxi : pas de véhicule sanitaire, pas de soin, pas de surveillance à bord.

Il faut, selon l’Assurance Maladie, « soit avoir une prescription médicale de votre médecin ; soit avoir une convocation » émanant par exemple du service médical de l’Assurance Maladie ou d’un médecin expert. Le formulaire que votre médecin vous remet est valable un an et précise le mode de transport ainsi que la compatibilité avec un transport partagé. Sans ce document, nous pouvons parfaitement vous conduire, mais il s’agit alors d’une course de taxi ordinaire, sans prise en charge possible. Et une prescription ne suffit pas toujours à elle seule : hors des situations listées par l’Assurance Maladie, un transport n’est pas pris en charge, même prescrit.

Nous ne fixons pas ce prix : le code de la sécurité sociale interdit à une entreprise conventionnée de facturer autre chose que « les frais définis dans la convention ». Nous ne publions volontairement aucun montant de course sur cette page, parce qu’un tarif partiel donnerait un total faux. Pour le reste à charge, l’Assurance Maladie indique un remboursement « en règle générale » de 55 % sur la base des tarifs conventionnels, et énumère par ailleurs des situations de prise en charge à 100 % ; s’y ajoute la franchise médicale, « 4 € par transport (1 aller/retour = 2 franchises = 8 €) ». Le montant exact de votre trajet et de votre reste à charge s’obtient auprès de votre caisse, au 3646 ou depuis votre compte ameli.

Cela dépend de vos droits, et personne d’autre que votre caisse ne peut le confirmer. L’Assurance Maladie rend le tiers payant obligatoire dans les situations qu’elle énumère — Complémentaire santé solidaire, AME, accident du travail ou maladie professionnelle, affection de longue durée ou assurance maternité, soins liés à un acte de terrorisme — à condition de présenter les justificatifs correspondants et une carte Vitale à jour. Signalez votre situation dès la réservation et apportez vos pièces le jour du trajet. Si vous avez réglé la course, adressez à votre caisse la prescription médicale de transport et la facture que nous vous remettons.

Oui, nous roulons 24h/24 et 7j/7, dimanches et jours fériés inclus. Pour des séances régulières, prévenez-nous une fois pour l’ensemble des dates : cela vaut mieux qu’un appel la veille de chaque rendez-vous, et cela vous garantit un horaire retenu. Précisez l’établissement, le service et l’entrée, ainsi que l’heure du rendez-vous de soins plutôt que l’heure de départ souhaitée. Une réserve, en revanche : un transport prescrit se prépare et ne remplace pas un secours. En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112.

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